Industrie 4.0 ou industrie du futur : une ambition technologique au service de la performance

 Dans Blog Digital Learning

Les allemands l’appellent l’« industrie 4.0 », les Américains le « smart manufacturing ». En France, on parle plutôt d’« industrie du futur ». Depuis 2015, l’industrie du futur fait l’objet d’une mobilisation nationale en faveur de la modernisation de l’outil de production et de la transformation du modèle économique des entreprises industrielles par le biais des technologies nouvelles, digitales et non digitales. Objectif : remédier au retard accumulé en termes d’équipement et d’intégration des technologies du numérique et gagner en compétitivité.

 

L’industrie du futur repose sur 5 piliers :
– Le développement de l’offre technologique (imprimantes 3D, objects connectés, réalité augmentée…) ;
– L’accompagnement personnalisé proposés aux PME et aux ETI industrielles par les régions avec l’appui de l’Alliance pour l’Industrie du Futur ;

– La formation des salariés pour une montée en compétences dans le domaine du numérique et de la robotisation ;
– Le renforcement de la coopération européenne et internationale notamment avec l’Allemagne, par le biais de projets communs, de projets pilotes ou de développements technologiques ;
– La promotion au travers d’actions visant à mobiliser tous les acteurs de l’industrie et faire connaître les savoir-faire français.

 

Un enjeu d’avenir…

Le déploiement de l’industrie du futur en France devrait permettre à l’industrie française de bénéficier d’une nouvelle dynamique en profitant notamment :

– d’une meilleure compétitivité (gains de l’ordre de 10 à 20 % sur les coûts de fabrication – hors matières premières – grâce à la mise en œuvre des nouvelles technologies : optimisation de l’utilisation des machines, traçabilité des produits, etc…) ;

– d’une plus grande attractivité en redonnant une image de marque forte et moderne à l’industrie ;

– d’une amélioration des conditions de travail et de l’autonomie des opérateurs en usine (prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS), organisation plus horizontale du travail, smart maintenance…) ;

– d’une meilleure qualité de vie au travail (diminution de la pénibilité) ;

d’une réduction de l’impact environnemental des activités industrielles.

 

L’Institut Montaigne souligne toutefois :

« Selon une étude du BCGla compétition pour l’industrie du futur n’en est qu’à ses débuts. Seulement 5 % des entreprises françaises ont déjà largement implanté ces technologies sur leurs sites, quand 40 à 60 % n’en sont actuellement qu’à un stade d’étude ou de mise en œuvre des premières opportunités.

En France, les grands groupes industriels ont pour la plupart d’ores et déjà pris part à la compétition. Implantés dans de nombreux pays, disposant de capacités financières et humaines conséquentes, ils peuvent plus facilement expérimenter les technologies de l’industrie du futur et adopter celles qu’ils trouvent concluantes. »

 

Les volets managériaux et humains, au cœur de la conduite du changement

L’industrie du futur – ou industrie 4.0 – conduit inévitablement à une révolution de l’organisation et des pratiques managériales des entreprises (évolution des métiers et des compétences, apparition de nouveaux profils, redistribution des responsabilités…). L’enjeu est de taille pour les entreprises industrielles qui doivent :

  • Accompagner la conduite du changement auprès des équipes ;
  • Faire évoluer l’organisation et le portefeuille de compétences de l’entreprise pour tirer le meilleur parti des technologies.

 

Industrie 4.0 & formation : le cas de Bridgestone

Engagé dans une politique volontariste d’innovation, Bridgestone, géant du pneumatique, croit depuis longtemps en l’intelligence collective au service de la performance. Chaque année, les projets les plus innovants déployés au sein de chaque pays sont ainsi récompensés par la Direction mondiale. Cette année, le premier prix dans la catégorie « Management Fundamentals » a ainsi été décerné à un outil de simulation de fabrication de pneu en réalité virtuelle créé par Audace Digital Learning, sous la houlette de l’usine Bridgestone de Béthune.

Au cœur du sujet : un dispositif innovant de formation en réalité virtuelle, visant à mieux préparer les futurs opérateurs de ligne à la fabrication de pneus. Comment ? En leur faisant vivre et répéter un scénario complet de création d’un pneu grâce à une machine-outil reconstituée au plus près du réel.  Un simple casque de réalité virtuelle suffit à l’apprenant pour acquérir les bons gestes et la cadence idéale au poste de travail. Cet outil devrait être déployé à l’ensemble des usines du Groupe.

« La réalité virtuelle permet d’évaluer l’adéquation d’une personne à un poste de travail donné puis de l’entraîner avant de le confronter à la machine réelle. La personne peut ainsi prendre son poste avec plus d’assurance. Son arrivée perturbera moins la production et mobilisera moins de coaching interne » explique Jérôme Poulain, Directeur Développement d’Audace Digital Learning.

Découvrez la vidéo en cliquant ici !

 

 

 

 

*A ce titre, les CCI se sont engagées dans la démarche en rejoignant l’AIF et en participant à ses différents groupes de travail. Pour aller plus loin : https://www.cci.fr/web/performance-et-innovation/industrie-du-futur

Sources :

https://www.economie.gouv.fr/lancement-seconde-phase-nouvelle-france-industrielle

https://www.institutmontaigne.org/publications/industrie-du-futur-prets-partez

https://www.bpifrance-lelab.fr/Analyses-Reflexions/Les-Travaux-du-Lab/L-Avenir-de-l-industrie

https://www.bpifrance.fr/A-la-une/Actualites/Comprendre-l-industrie-du-futur-44825

 

Pour aller plus loin :

https://www.hautsdefrance-id.fr/industrie-du-futur-2019/

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