Space learning…ou comment lutter contre la courbe de l’oubli

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L’ancrage mémoriel de l’apprentissage est au centre de nos préoccupations quand nous concevons un dispositif de formation Digital Learning. Créer de l’émotion positive, mixer les media, privilégier la pédagogie inductive et les mises en situation font partie de nos leviers-clés pour améliorer l’ancrage mémoriel. Si l’on souhaite assurer l’ancrage mémoriel, il est possible d’associer un cycle d’évaluations formatives (« spaced learning ») à un dispositif de formation digital learning.

 

La méthode de mise en œuvre d’une formation de ce type s’appuie sur plusieurs phases d’évaluation permettant d’ajuster le contenu à la réalité de l’apprenant. Les évaluations permettent d’identifier les notions sur lesquelles l’apprenant présente plus ou moins de difficultés.

Pour ce faire, il s’agit de diviser les évaluations par « thèmes » (ou notions) afin de pouvoir exploiter facilement les résultats obtenus. L’idée est donc de composer une « banque de questions» afin que l’outil puisse ajuster les différentes phases d’évaluation aux résultats de l’apprenant en piochant, à chaque phase, les questions appropriées (sans jamais les répéter).

Outre la pertinence de la banque de questions, l’élément déterminant dans la mise en œuvre d’un outil de « spaced learning » est le temps qui sépare les différentes phases d’évaluation. L’idéal est de positionner les rappels au moment précis où l’apprenant commence à oublier. La détermination de ce moment est complexe (chaque apprenant présente des prédispositions différentes à la rétention d’information).

L’algorithme mis au point par le scientifique, Piotr Wozniak, semble définir l’approche la plus « rationnelle » de ce concept d’oubli et permet de définir un rythme adapté aux objectifs d’ancrage mémoriel : J+7; J+16; J+35.

 

0,25 seconde. C’est l’intervalle de temps minimal requis pour que le cerveau puisse passer d’une tâche à une autre.

Entre 0,33 et 0,5 seconde. C’est le temps qui nous est nécessaire pour accéder au sens d’un mot.

40 secondes. C’est le temps durant lequel nous parvenons à maintenir notre attention sur un ordinateur, peu importe le type d’écran.

64 secondes. C’est ce dont il vous faut pour retourner à votre tâche originale après avoir vérifié un courriel.

3 à 4 fois par seconde. C’est à ce rythme effréné que se produit la boucle perception-action qui à la base du fonctionnement de notre système nerveux. On parle donc de 3 à 4 prises de décision du cerveau par seconde… À ce rythme, la plupart de ces proses de décision sont synonymes de réflexes.

4 %. C’est la proportion d’adultes qui seraient atteints d’un trouble de déficit de l’attention.

1 des 9 caractéristiques. L’attention est l’une des neuf caractéristiques de l’état de flow (flux en français) décrit par Csikszentmihalyi, qui correspond à cet état optimal de profond bien-être, de concentration et de motivation intenses que l’on peut ressentir dans l’exercice d’une activité.

5 à 10 minutes. Pour maximiser notre attention dans une tâche, le chercheur en neurosciences cognitives et spécialiste de l’attention et Jean-Philippe Lachaux suggère de se fixer des micro-objectifs de 5 à 10 minutes chacun.

25 minutes. C’est le temps nécessaire pour que le cerveau puisse focaliser à nouveau sur une tâche à la suite d’une distraction. Le travailleur typique ne dispose toutefois que de 11 minutes à cet effet.

70 ans. Le déclin de l’attention lié au vieillissement normal serait assez tardif, et surviendrait en général après 70-75 ans. Celui-ci serait toutefois très variable d’une personne à l’autre, selon notamment son niveau d’éducation et son habileté acquise à contrôler son attention.

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